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Vie chère : Abdoulaye Vilane demande des résultats concrets

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Adja Publié le 17 septembre 2026 à 13:12
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Vie chère : Abdoulaye Vilane demande des résultats concrets

La vie chère s’est installée dans le quotidien des Sénégalais. Au marché, dans les boutiques, face aux factures d’électricité ou encore au moment de payer le loyer, les ménages ressentent directement le poids des dépenses. Pour ceux dont les revenus n’augmentent pas au même rythme, il faut parfois revoir les priorités et réduire certaines charges.

Face à cette situation, les gouvernements successifs ont annoncé différentes mesures pour tenter de soulager les consommateurs sénégalais. Le pouvoir actuel s’inscrit également dans cette démarche.

Mais pour Abdoulaye Vilane, porte-parole du Parti socialiste (opposition), l’heure est surtout à l’évaluation de l’impact réel de ces mesures sur les familles.

Dans une note consacrée à la question, il s’appuie notamment sur le rapport issu de la table ronde du 29 juin 2026 sur l’audit des facturations et des prix. Il y relève un problème central : le Sénégal dispose déjà de plusieurs mécanismes pour encadrer les prix, mais leur application sur le terrain reste encore insuffisante.

Des règles qui doivent être appliquées

Pour M. Vilane, le problème n’est donc pas seulement de multiplier les décisions, mais de veiller à leur application. L’eau, l’électricité, les hydrocarbures, certains produits alimentaires ou encore les transports sont déjà soumis à des règles de tarification ou d’homologation. « Une baisse annoncée n’a de sens que lorsqu’elle se retrouve effectivement dans les boutiques et sur les marchés », estime-t-il.

Le responsable socialiste appelle ainsi à renforcer les contrôles et à mieux coordonner les services chargés de veiller au respect des prix. Il souhaite également que les consommateurs puissent accéder plus facilement aux tarifs officiels et signaler les éventuels écarts.

Mieux expliquer les factures d’électricité

La question de la transparence revient également dans sa réflexion, notamment autour de la facturation de l’électricité et du système Woyofal. Pour lui, les interrogations des consommateurs doivent recevoir des explications simples et accessibles. Il ne s’agit pas, précise-t-il, « d’affirmer l’existence d’une anomalie sans preuve », mais de permettre à chacun de comprendre ce qu’il paie réellement.

Des simulations et une meilleure information sur les mécanismes de facturation pourraient, selon lui, aider à lever les incompréhensions et à détecter d’éventuels dysfonctionnements.

Produire davantage pour réduire les coûts

Mais Abdoulaye Vilane estime que la lutte contre la vie chère ne peut pas s’arrêter au contrôle des prix. Derrière les coûts supportés par les consommateurs se trouvent aussi les dépenses liées à la production, au transport, à l’énergie, à la fiscalité et aux importations.

Le socialiste plaide donc pour une action sur toute la chaîne économique : soutenir les PME, améliorer la distribution, faciliter l’accès au financement, renforcer la concurrence et surtout développer davantage la production locale. « La politique du pouvoir d’achat doit ainsi être liée à une véritable politique de production », soutient-il.

Pour le porte-parole du PS, produire plus au Sénégal permettrait de réduire certaines dépendances et de créer, à terme, les conditions d’une baisse plus durable des coûts.

Au final, Abdoulaye Vilane invite à regarder les résultats plutôt que les annonces. « Le gouvernement doit être jugé sur les effets réels de ses mesures, et non sur les annonces », affirme-t-il. Il résume son approche en quelques priorités : faire respecter les règles, protéger les consommateurs, renforcer les contrôles, sanctionner les abus et soutenir la production nationale.

Car, selon lui, « la lutte contre la vie chère ne se gagnera pas par des communiqués », mais par des mesures qui se traduisent concrètement dans le quotidien des ménages.

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