EN DIRECT

Affaire Aziz Dabala : Les avocats de Nabou Leye saisissent la Chambre d’accusation

A
Adja Publié le 27 juillet 2026 à 21:23
🔥 4 vues 💬 0 commentaire
f 𝕏 in
Affaire Aziz Dabala : Les avocats de Nabou Leye saisissent la Chambre d’accusation

Nouveau rebondissement dans l’affaire du double meurtre de Pikine Technopôle, qui avait coûté la vie au danseur Abdoul Aziz Ba, dit « Aziz Dabala », et au jeune Boubacar Gano, alias « Wally ».

Selon les informations de Seneweb, les avocats de la danseuse Marème Lèye, plus connue sous le nom de Nabou Lèye, ont posé un nouvel acte pour contester sa détention.

Dans une requête datée du 22 juillet 2026, la défense a saisi le Président de la Chambre d’accusation d’une demande de libération d’office, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 129 du Code de Procédure pénal.

Un dépassement des délais légaux dénoncé

Le 22 juin 2026, la défense avait déjà déposé une demande d’assignation à résidence assortie d’un placement sous surveillance électronique auprès du Doyen des juges d'instruction du tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye.

Cependant, un mois après cette demande :

  • Le magistrat instructeur n’a toujours pas statué sur la requête.

  • Le parquet n’a pas non plus formulé ses réquisitions dans les délais légaux impartis par la loi.

Face à cette situation, la défense de Nabou Lèye sollicite l’arbitrage de la Chambre d’accusation afin qu'elle ordonne la mise en liberté immédiate de leur cliente.

Des tests ADN favorables selon la défense

Pour ses conseils, cette démarche est d’autant plus justifiée que les résultats des tests ADN confortent la mise en cause dans ses déclarations. Dès l'enquête préliminaire et devant le juge d'instruction, Nabou Lèye a soutenu n’avoir jamais été impliquée dans ce double crime.

Inculpée pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie, Nabou Lèye est placée sous mandat de dépôt depuis le mois d’août 2024. Ses avocats continuent de plaider son innocence, affirmant que le dossier ne contient aucun élément matériel l’incriminant directement.

La décision repose désormais entre les mains de la Chambre d’accusation.

0 commentaire